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Chemins vers Rome, Assise et San Michele di Gargano

 

 

Le Saviez-vous ?

En espagnol , Chemin se dit Camino, Pèlerin se dit Peregrino.

En italien, Chemin se dit Cammino , Pèlerin se dit Pellegrino.

 

histoire de la via francigena

La « Via Francigena » (également appelée « Iter Francorum ») signifie « La voie des Français », à l’instar du terme « Camino Frances » sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'expression Via Francigena désigne en effet un faisceau d’itinéraires empruntés par les Francs qui voyageaient et acheminaient des marchandises du nord de l’Europe vers les pays de la Méditerranée. C’est pourquoi l’historien Jacques Le Goff décrit cette voie comme « le pont qui relie l’Europe anglo-saxonne et latine ».

En 990, Sigéric, archevêque de Canterbury, emprunta l’un de ces axes Nord/Sud (l’ancienne Via Agrippa qui reliait Rome à Boulogne) pour aller recevoir le pallium (étole en laine ornée d’une croix) des mains du pape Jean XV.

Le port de cet ornement sacerdotal, réservé à certains primats ou archevêques, symbolise la communion avec le successeur de saint Pierre. L’enjeu était donc suffisamment important pour que ce voyage restât inscrit dans l’histoire.

 

Les étapes du voyage de Sigéric

Sur le chemin du retour, Sigéric consigna les 79 localités où il fit étape, avant de rejoindre Canterbury, son siège épiscopal : 48 en Italie, 7 en Suisse, 24 en France. Il lista par exemple : l’arrivée en Toscane près de Radicofani, le passage à Sienne, la traversée de l’Arno à Fucecchio, puis Lucques, Pontremoli et Montelungo. Après le col de la Cisa, dans le territoire de Parme, Sigéric cite « Sancte Moderanne » (Berceto), « Philemangenur » (Fornovo), « Metane » (Medesano ou Costa Mezzana) et « Sancte Domine » (Fidenza).

Puis il quitta l’Italie par le col du Grand Saint Bernard, et traversa la Suisse par Bourg-Saint-Pierre, Saint-Maurice, Lausanne et Orbe. Dans les étapes françaises, acheminant Sigéric jusqu’à Calais, on reconnaît notamment Pontarlier, Besançon, Bar-sur-Aube, Châlons-en-Champagne, Reims, Arras. L'archevêque franchit la Manche pour rejoindre Canterbury, mais cette étape n’est pas mentionnée dans son manuscrit.   

 

         .     La carte ci-contre n'est, bien sur, pas de l'époque de Sigéric

La liste des 80 étapes de Sigéric est donnée sur le site du pèlerin et écrivain François-Xavier de Villemagne, qui a parcouru la Via Francigena ou sur le site italien L'Angolo di Hermes-Via Francigena.

 

Le développement du pèlerinage

Au Moyen Age, les trois grands pèlerinages chrétiens étaient ceux qui menaient vers Rome, Jérusalem et Saint-Jacques-de-Compostelle. De nombreux voyageurs empruntèrent alors la Via Francigena, appelée aussi « Via Romea ». En 1154, l’abbé islandais Nikulas de Munkathvera suivit le trajet emprunté par Sigéric à partir du col du Grand Saint Bernard.

L’infrastructure de cet itinéraire, également utilisé pour les déplacements militaires et les échanges commerciaux, connut un fort développement. Comme sur le Camino Frances en Espagne, des villes et des bourgs se déployèrent. La ville de Sienne, par exemple, doit sa croissance à la Via Francigena, si bien que l’historien Sestan la nomme « ville née de la route ». De même, les lieux où le pèlerin était accueilli se multiplièrent. En Italie, la route fut jalonnée de « mansiones », ancêtres des gîtes d’étapes. Les ordres monastiques (comme les chevaliers d’Altopascio) et chevaleresques (chevaliers du Temple, chevaliers de l’Hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem) se mirent par ailleurs au service du pèlerin en lui prodiguant l’hospitalité.

La fréquentation de cette route s’accrut encore à partir de 1300. Cette année-là, le premier jubilé romain fut en effet proclamé par le pape Boniface VIII. Désormais, tous les pèlerins qui, durant une année jubilaire, visiteraient les basiliques romaines consacrées à saint Pierre et à saint Paul bénéficieraient d’une indulgence plénière, à condition de recevoir les sacrements de la communion et de la confession.

A partir du XIVe siècle, cependant, plusieurs événements allaient ralentir la progression du pèlerinage. Pour l’année jubilaire de 1350, le roi Philippe de Valois interdit à ses sujets de se rendre à Rome. En 1399, Charles VI réitéra cette interdiction. Les périodes de guerres et d’épidémies, ainsi que les conséquences de la Réforme, diminuèrent également le flot des Romieux.

En 1550, ils n’étaient que 50 000 à venir des pays étrangers pour recevoir la bénédiction pascale. Mais vingt-cinq ans plus tard, le pèlerinage allait connaître un nouvel essor, dû en partie aux déclarations du Concile de Trente. On recensa plus de 400 000 pèlerins en 1575 et 700 000 en 1650.

A partir de la fin du XVIIe siècle, les critiques acerbes contre la pratique du pèlerinage n’épargnèrent pas la pérégrination romaine. Dès lors, ce seront surtout des pèlerins italiens qui viendront se prosterner devant les reliques de saint Pierre

Texte,  de Gaëlle de la Brosse, édité par Alice Méker (Pèlerin n°26 26 mars 2014),  publié avec l'aimable autorisation de l'éditeur (site du Pèlerin).

 

La Via Francigena AUJOURD'HUI

C’est en 1993 que le gouvernement italien décida de revaloriser la Via Francigena. L’ensemble des régions, provinces et villes situées le long de cet itinéraire acceptèrent de collaborer pour mettre en valeur son patrimoine culturel et naturel. Le Conseil de l’Europe s’intéressa au projet de remise en valeur de l'itinéraire de la Via Francigena en 1994, et attribua officiellement à la Via Francigena la mention « Itinéraire culturel du Conseil de l’Europe » en 2004.

L'itinéraire de pèlerinage vers Rome suit aujourd'hui l'antique via Francigena. Les étapes du manuscrit de Sigéric (environ 20 kilomètres par jour) ont servi de base à l'itinéraire actuel.

Ce chemin historique, a été remis en valeur en Italie par  le Ministère du Patrimoine, de l'Activités Culturelles et du Tourisme italien (MiBAC), par l'Association Européenne de la Via Francigena (AEVF), par l'Association Internationale Via Francigena (AIVF) et par la Confraternita di San Jacopo di Compostella de Perugia (bretelle Montgenèvre-Vercelli puis chemin vers Rome),  Le parcours n'est pas le même suivant l'association qui l'a défini. Différents itinéraires sont proposés, certains difficiles, d'autres parfois dangereux. Des communes improvisent de nouveaux parcours non terminés. La signalisation est incomplète et variée. 

 

  • le tracé officiel VF de l'AEVF et du MiBAC,  plus long de 100 kilomètres que les autres car parfois "touristique".  Depuis 2011 essai de normalisation de la signalétique. Voir le site Caminnando sulla Via Francigena

  • le tracé de l'AEVF.

  • le tracé de la Confraternita (Monica d'Atti et Franco Cinti).

 

Signalisation par flèche blanche (direction Rome) ou flèche jaune (direction vers Santiago) avec pèlerin stylisé.
 

 

Les guides relatifs à ces chemins sont décrits au chapitre suivant.

En France, une Association fut également créée en 2007 pour développer cette voie et le pèlerinage vers Rome, en cohérence avec l’Association Européenne des Vie Francigene. Cette Association Via Francigena France (AVFF) est basée à Reims. Le tracé en France n'est pas encore entièrement balisé.

Les kilométrages sont approximativement : en Angleterre de 35 kilomètres (1 étape), en France d'environ 450 kilomètres (30 étapes), en Suisse environ 230 kilomètres (12 étapes) et en Italie environ 900 kilomètres (44 étapes).

De nombreux sites sur Internet décrivent les étapes de ce chemin, Vous trouverez la liste de ces sites à la page Liens Utiles.

 

 

 

 

Le trajet de Sigéric a été retenu pour promouvoir la Via Francigena. Mais aujourd’hui comme hier, « tous les chemins mènent à Rome ». C’est ainsi que plusieurs itinéraires acheminent le pèlerin vers la Ville sainte (ou partent de celle-ci). Outre celle qui a été parcourue par Sigéric, citons également :

  • - la variante qui part de Montgenèvre : puis rejoint la Via Francigena à Vercelli, en Italie,

  • - la Via della Costa ou voie de la côte ligure, qui part de Menton, entre en Italie à Vintimille puis rejoint la Via Francigena à Sarzana, en Italie,

 

 

 

 

  • Il existe également, une Via Francigena du sud, qui relie le Monte Gargano et la côte est de l'Italie à Rome, et qui, dans le sens inverse, permet aux pèlerins de prolonger leur voyage jusqu’à Jérusalem en s’embarquant dans l’un des ports italiens de la côte adriatique : Bari, Brindisi ou Otranto, ou de se diriger vers le sanctuaire de Santa Maria di Leuca, à la pointe sud-est des Pouilles (cap de Finibus Terrae), où, selon la tradition, saint Pierre aurait débarqué lorsqu’il est arrivé de Terre sainte pour se rendre à Rome.

 

 

prolongationS des chemins PACA vers rome

La Via Francigena comporte deux bretelles assurant son raccordement aux chemins jacquaires en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
 

bretelle MONTGENÈVRE - VERCELLI

Elle part de Montgenèvre, rejoint la Via Francigena à Vercelli, en Italie, puis se poursuit vers Rome.

Le parcours de 900 kilomètres, de Montgenèvre-Vercelli-Rome, est décrit dans deux documents de Monica d'Atti et Franco Cinti, édités par « Terre di Mezzo » :

Guida alla via Francigena : guide en italien, de 264 pages avec les schémas et le descriptif des 38 étapes. Ce guide existe aussi en Anglais.
La Via Francigena. Cartografia e GPS : une cartographie au 1/30.000 ème, complète et détaillée, sous pochette plastique, 3 dépliants découpables par étape, avec les distances, les dénivelés, les coordonnées GPS.
 

    Ces guides existent en italien et en anglais.

Ils sont régulièrement mis à jour. Consulter le site de la Confraternité de Saint-Jacques de Perugia, on peut y trouver les dernières évolutions du parcours (news percoso) et des hébergements (news hospitalità). Ces guides peuvent être achetés en ligne sur les sites Libri Terre ou Amazon.it.
 

 

 

Guide du chemin de Rome, de Montgenèvre à Rome, de Grégoire, Rando éditions. Le seul guide en français qui décrive la variante Montgenèvre-Vercelli. Malheureusement ce guide n'est pas à jour et le chemin a beaucoup évolué depuis sa parution en 2011 (par exemple, les 3 premières étapes).

 

 

 

 

"La Via Francigena, le chemin de Sigeric en Italie" d'Adelaïde Trezzini, Yvette Terrien, Céline  Heckmann, Lepère éditions. Ce guide, coédité avec l'AIVF  décrit  seulement le Chemin du col du Grand Saint Bernard à Rome, pas la variante Montgenèvre-Vercelli.

 

 

 

bretelle MENTON - sarzana, par la Côte Ligure (Via della Costa)

La Via della Costa fait suite au GR653A.  Elle part de Menton, le long de la côte de la Riviera italienne, traverse la magnifique région des Cinque Terre (cinq terres)  pour rejoindre la Via Francigena à Sarzana. Il existe deux parcours différents. Attention veillez à vous assurer que les hébergements pèlerins sont disponibles, sinon, réserver vos hébergements le long de la côte car la région est très touristique aux beaux jours et pendant les week-ends.

 

  • CHEMIN DE Silvio Calcagno et Anna Rocchi.

C'est un chemin évitant, autant que faire se peut, le macadam et le tourisme de la Riviera italienne. Parcours magnifique qui permet de visiter l'arrière pays et ses vieux villages, souvent par des chemins ou des routes anciennes, mais sans jamais s'éloigner de la mer. Parcours de 360 kilomètres en 12 étapes. On ne monte jamais trop haut, mais on ne fait que "monter et descendre". Plus de 10.000 mètres de dénivelé en deux semaines de marche.  pas hésiter à raccourcir les quatre premières étapes proposées par Silvio. Bonne condition physique exigée.
Le parcours est décrit en italien, français, espagnol et anglais sur le site Via della Costa. Le site comporte des cartes très détaillées, que l'on peut agrandir, et la liste des hébergements pèlerins.

 


 

Un guide en italien a été édité et peut être commandé en ligne sur le site de l'éditeur. On peut également se le procurer à Menton en téléphonant au 04 93 28 34 65.

Notre association a effectué la traduction en français édition du 12 novembre 2012 (non mis à jour régulièrement par rapport au site).

 

 

 

  • CHEMIN DE Monica D'atti et Franco Cinti

Ce parcours, plus facile que le précédent, suit au plus près la côte quand cela est possible : 300 kilomètres, 14 étapes.

 

Guide de 120 pages décrivant l'itinéraire côtier de Menton à Sarzana. Pour plus de renseignements consulter le site de la Confraternité de Saint-Jacques de Perugia, on peut y trouver les dernières évolutions du parcours (news percoso) et des hébergements (news hospitalità). 
Ce guide peut être acheté en ligne sur le site de l'éditeur Libri Terre  sur Amazon.it ou dans les bonnes librairies italiennes.

 

 

arrivée à rome

Hébergement à Rome

Depuis mai 2009, une Maison des pèlerins, la spedale della Provvidenza, gérée par la Confraternita di San Jacopo, accueille les pèlerins munis de leur carnet de pèlerin.

Testimonium

Tout pèlerin arrivant à Rome peut demander à recevoir le Testimonium  Peregrinationis Ad Limina Petri  : l'équivalent de la Compostela de Santiago.

RETOUR DE ROME

Par train, avion, ferry (port de Civitavecchia à 60 kilomètres de Rome) ou ... à pied bien sur.

LA francigena del SUD

Comme souvent en Italie plusieurs tracés. Nous décrivons dans cette page que de la Via francigena de Monica D'Atti et Franco Cinti qui a été la première à concevoir un itinéraire. Consulter le site Vie Francigene del Sud pour découvrir le "chemin officiel" assez différent du précédent.

 

historique du chemin

De nombreux pèlerins du Moyen Age, après avoir atteint Rome, ont continué vers les ports de la cote adriatique (Bari, Brindisi, ou Otranto) pour s'embarquer vers Jérusalem et la Terre sainte. Ils cheminaient  sur la  Via Gerosolomitana (Route de Jérusalem) ou la Via Romea pour ceux qui marchaient dans la direction opposée.

Cette route était la plus directe pour amener les pèlerins à rejoindre les lieux de dévotion. Le premier de ces sanctuaires, souvent ultime but du chemin, était sur le Mont Gargano : Monte Sant'Angelo, où on vénérait l'archange Michel. Un chemin qui  provoqua très vite la dévotion des Lombards et des peuples normands, des croisés de passage et de beaucoup de pèlerins individuels. Un autre important motif d'attrait fut le déplacement des reliques de saint Nicolas de Myra à Bari en 1087. La vénération commune de ce saint, qui unissait l'église d'Orient et celle d'Occident, attira beaucoup de voyageurs voulant faire ce pèlerinage. En poursuivant vers le sud un dernier site fascinait : Santa Maria di Finibus Terrae, sanctuaire marial posé sur un lopin de terre, sur le talon des Pouilles. Un rappel dévotionnel et suggestif, de l’autre Finisterre, qui à l’occident fermait le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. L'importance de cet héritage historique et culturel augmenta au cours des siècles grâce aux passages des pèlerins et des armées croisées, des princes et des rois, des marchands et des hommes d'église. On comprend que beaucoup d’étrangers arrivant dans les Pouilles pour s'embarquer vers la Terre sainte, choisirent à leur retour d’y rester, comme le firent les Normands, ensorcelés par ces lieux et par le climat bien plus accueillant que celui de leur terre natale. Souvent celui qui allait en Terre sainte  revenait avec des reliques importantes et les offrait à ses églises, à ses compatriotes ; presque toujours il revenait avec des histoires à raconter, des usages et solutions techniques nouvelles à enseigner. Tout ceci fit des Pouilles une terre de passage, mais aussi une terre de retour et de nouvelles naissances. Les splendides cathédrales romanes qui l’embellissent , du nord au sud, en sont un  témoignage évident et immédiat.  

le chemin

Qui de mieux que les auteurs du guide  Monica D'Atti et Franco Cinti  pour parler de ce chemin.

" C’est un parcours qui traverse les campagnes et les villes et qui utilise des sterrati (routes empierrées), des sentiers, des routes asphaltées primaires et secondaires. C’est un chemin qui ne s’interrompt pas, qui ne cherche pas à s’échapper : un chemin qui présente la beauté comme la laideur que l’on peut rencontrer dans notre monde. C’est un chemin vrai et transparent. On marche le long de l’historique et très belle Via Appia, et ensuite sur la Via Latina, la Via Triana et finalement sur la Via Traiana-Costantiniana ou la Via Traiana-Calabra, ou mieux, sur ce qui reste de ces parcours, sur ce que nous ont laissé nos ancêtres. On passe à travers la campagne du Lazio que vous verrez s’évanouir dans celle de la Campania, on travers la chaîne montagneuse des Apennins (col à 940 m d'altitude), pour redescendre tranquillement sur la plaine ensoleillée de la Tavoliere pugliese avec ses champs de céréales et ses oliviers. On marche le long d'une terre suspendue entre ciel et mer et qui ne semblera jamais s’arrêter jusqu'à l'extrémité sud-est de la région des Pouilles (le Salento). Malheureusement tout n’est pas poésie, on passe parfois dans le désordre et l’incurie de certaines périphéries où Ies décharges sauvages enlèvent la dignité et l’humanité de cette terre d’oliviers. Mais c’est le chemin, dans sa vérité et dans son intégralité.

Le parcours a été divisé en étapes (ndlr : 30 pour 800 kilomètres) au terme desquelles il est toujours possible de dormir. Beaucoup de ces étapes peuvent par la suite être modifiées selon les possibilités des repos indiquées dans le guide. Les étapes proposées ne sont pas rigoureusement définies, elles sont seulement des suggestions de chemin journalier, en considérant un parcours moyen de 25 kilomètres par jour, ou bien même moins lorsque la localité atteinte est un lieu important.

Le parcours décrit part de Rome et se dirige vers le sud à travers le Latium, la Campanie et les Pouilles en parcourant de nouveau les routes qui depuis des siècles ont vu le plus de passage des pèlerins. Le choix de ce parcours est le fruit de beaucoup d'études historiques, qui ont donné naissance à la synthèse actuelle, à un parcours vraiment réalisable aujourd'hui. En effet, comme on le sait, beaucoup d’anciennes routes ont disparu, d’autres sont maintenant parcourues par les automobiles et ne permettent pas le transit des piétons avec un minimum de sécurité. Nous avons donc cherché, lors de ces années de recherche et d'exploration, des passages possibles et réels dans les diverses régions pour présenter un chemin praticable sans solutions de continuité. Nous précisons que ce chemin, encore plus de la Francigena, est un parcours pour pèlerins « adultes », c’est à dire, des personnes qui ont déjà affronté les fatigues d’étapes longues et compliquées ; des personnes donc capables de choisir l’essentiel et qui auront une  profonde motivation pour dépasser toutes les difficultés. Ce n’est pas un chemin à entreprendre pour avoir une agréable fin de semaine, pas une proposition pour un tourisme « pique-assiette » lent ou néo-pauvre, ni un chemin qui propose seulement d’agréables passages sur des sentiers ombragés. C’est au contraire une longue route qui amène « au bout de la terre », sur asphalte, sterrati, le long de rivages marins et de sentiers à peine visibles". 

NDLR :Ayant parcouru ce chemin en mai 2015 avec ma femme,  je peux assurer que les difficultés ne sont pas si terribles que cela, si ce n'est 2 étapes de 40 kilomètres mais plates. Nous en sommes revenus heureux d'avoir accompli un magnifique parcours enrichi par son patrimoine et ses paysages. L'accueil des Italiens est toujours aussi chaleureux et, en cas de difficultés physiques, les trains et les bus ne sont jamais loin. J'ajouterai que les meilleurs saisons pour faire ce chemin sont le printemps (les magnifiques bords de mer sont déserts, mais l'eau de la mer est un peu froide), la fin de l'été et l'automne. En plein été la chaleur pourrait rendre pénible le chemin en particulier dans les Pouilles. C'est aussi l'époque d'un intense tourisme et il est sans doute difficile de trouver des hébergements à des prix raisonnables.

 

Le guide est en italien. Il contient une description détaillée des étapes (à pied et à vélo), du patrimoine, et  des graphiques de cartes qui aident le pèlerin à se  diriger.
Le balisage, quand on le trouve, est matérialisé par un symbole chrétien : un Ichthus (poisson en grec). 

Il est possible de se procurer les traces GPS (KML et Gpx) du chemin en les demandant aux auteurs.

Ce guide peut être acheté en ligne sur le site de l'éditeur Libri Terre, sur le site Amazon.it ou dans les bonnes librairies italiennes.

 

 

Les chemins vers Assise

 


 

Chemin de Vézelay à Assise

Site Chemin d'Assise, chemin de paix, de Vézelay à Assise.

" Vézelay-Assise, voilà aujourd’hui un chemin de pèlerinage reconnu, repéré et balisé. Qui connaît comme d’autres, un engouement en hausse nourri par une soif de découverte et de retour sur soi qui ne cesse de s’étendre. Le sourd besoin de marcher chez ceux qui passent leur temps à courir ".

 Mais un chemin de pèlerinage, aussi désiré soit-il, ne se décrète pas. Il se constate. Françoise Olislaeger qui est, avec son mari Dominique, l’inspiratrice du projet, le dit sans ambages : « L’idée de départ n’était pas de créer un chemin, mais simplement de marcher un jour vers Assise. ». Tous deux membres des fraternités séculières de Saint-François, ils commencent en 2002 à donner corps à un projet qui n’a pas de claires racines historiques. D’où partir : de chez eux ou d’ailleurs ? Un lieu symbolique est finalement choisi. Vézelay, premier lieu d’implantation des franciscains en France en 1217. Deux frères avaient été envoyés par saint François au-delà des Alpes pour évangéliser. Ils s’arrêteront en Bourgogne. Plus tard, cette présence se concrétisera par la création d’un ermitage à La Cordelle.

De Vézelay à Assise, il y a 1 500 kilomètres. Pour ouvrir le chemin, il faut d’abord dessiner un itinéraire privilégiant, dans l’esprit franciscain, le contact avec la nature, à l’écart des grandes agglomérations et des côtes touristiques. Fin 2004, c’est chose faite. À partir de juillet 2005, le chemin sera ouvert et balisé. Une dizaine de marcheurs, dont Françoise et Dominique Olislaeger, se mettent en route, en France sur les sentiers de grandes randonnées, déjà tracés. En Italie, l’absence de cartes fiables impose de nombreux repérages. Fin 2005, le chemin est définitivement ouvert, marqué du tau franciscain et d’une colombe signe de paix. Depuis, l’intérêt pour le chemin et sa notoriété n’ont cessé de croître. Le succès peut avoir sa rançon. Mais aujourd’hui, le chemin Vézelay-Assise a conservé l’esprit qui a présidé à sa fondation. Certes, il est de mieux en mieux balisé. Les accueils bénévoles se sont multipliés. N’empêche, l’expérience révèle ses trésors de spiritualité vécue. Sauf à privilégier l’exploit sportif (plutôt contre-indiqué), il faudra environ soixante-quinze jours, aux marcheurs pour atteindre le but. Vézelay-Assise est un chemin de paix. Il est recommandé de s’y engager paisiblement. (Article de François Ernenwein " publié avec l'aimable autorisation du magazine La Croix).

 

 

 

 

 

Ce voyage dans l’espace et dans le temps débute logiquement à Vézelay, qui était déjà, au Moyen Âge, un haut lieu de pèlerinage, point de départ vers Compostelle. C’est là aussi que, à Pâques 1146, Bernard de Clairvaux prêche la deuxième croisade. L’histoire de Vézelay et de son abbaye est une histoire tourmentée, traversée par les grandes querelles religieuses et les guerres.

 

 

 

 

 

 

Le chemin quitte la colline de Vézelay vers le sud est, traverse le parc naturel du Morvan pour continuer ensuite vers Taizé où siège la communauté œcuménique fondée par Frère Roger et vers Cluny. Après avoir quitté le sud de la Bourgogne, il traverse successivement les monts du Beaujolais (Beaujeu), la Dombes (Ars), et les monts du Bugey pour arriver à Veyrin (à 11 kilomètres de Yenne).
A Veyrin *, le chemin continue vers le sud-est  et traverse le parc naturel de la Chartreuse. Après avoir rejoint la vallée de l'Isère,  il faut traverser le massif de Belledonne qui peut être enneigé particulièrement au printemps. Le chemin monte vers le Pas de la Coche (1989 m), redescend un peu au Rivier d'Allemont (1300 m) pour remonter vers le col de la Croix de Fer (2004 m) et descendre vers Saint-Jean de Maurienne. Cette partie est magnifique mais difficile et impraticable en cas de neige.

Une grande variante « Maurienne : Veyrin - Yenne - Chambéry - Saint Jean de Maurienne » est proposée pour éviter la neige du printemps. Le chemin, beaucoup plus "plat" que le précédent est praticable sans problème à cette période.

Après Saint-Jean de Maurienne, le chemin remonte la vallée vers Modane et Bramans où il prend la direction du  col du Petit Montcenis (2069 m). Il n'y a plus qu'à redescendre ver l'Italie.

 

Passage des Alpes en période enneigée

Lorsque le Col du Petit Mont-Cenis est encore enneigé et/ou par trop mauvais temps, il est possible de prendre le bus en gare de MODANE jusqu’à Bardonecchia en Italie, et là, un train pour Bussoleno. Pour ceux qui souhaitent reprendre le chemin à SUSA, prendre le train à Bardonecchia et descendre à MEANA.

 

 

Le chemin arrive en Italie à  Susa, rejoint la branche de la Francigena Montgenèvre-Vercelli, passe sous la Sacra di San Michele (la montée d'environ deux heures à la basilique vaut le déplacement, et pourquoi pas y dormir !). Il quitte ensuite la Via Francigena en direction de Gênes, longe la cote par les monts de Ligurie (Alta Via pour atteindre la Toscane. A Aula deux itinéraires possibles:

 

  • Continuer le chemin par les Alpi Apuane.

  • Pour celles et ceux qui craignent les parties montagneuses avec de forts dénivelés, une alternative est possible en empruntant la Via Francigena (VF). Itinéraire non balisée par « Chemin d’Assise » mais balisé « Francigena ».

Ces deux variantes se rejoignent ensuite à Fucecchio. Sept kilomètres plus loin, à San Miniato encore deux possibilités :

  • Continuer son chemin sur la Francigena jusqu'à Buonconvento puis l'abandonner pour se diriger vers Assise que l'on atteindra en Ombrie.

  • Prendre la grande variante proposée en passant par La Verna et rejoignant un itinéraire par des ermitages franciscains. Ce parcours est très montagneux.

 

Les conditions météo

une grande partie de l'itinéraire traverse des zones de montagne (Chartreuse, Belledonne, Montcenis, Ligurie, Alpi Apuane). Nous ne pouvons que rappeler les consignes de prudence pour les téméraires qui partent très tôt au printemps ou tard dans l'automne. Ne vous mettez pas en danger. Demandez conseil aux gens du pays. Si nécessaire, contournez les zones à risque.

Topoguide du Chemin d’Assise

Ce guide du pèlerin est disponible en téléchargement sur le site CHEMINS D'ASSISE pour toute personne ayant  adhéré à l'Association CHEMINS d’ASSISE  (17 La Chaume 71460 CORMATIN - France).

Le topoguide est découpé en 10 parties avec descriptifs très détaillés, hébergements et cartes associées : Introduction, Bourgogne, Beaujolais, Alpes, Piémont, Ligurie, Toscane, Ombrie, Variante Maurienne, Variante San Miniato-Assisi par La Verna, Variante La Toussuire.

Chaque partie est téléchargeable séparément selon vos besoins. Ces documents sont très régulièrement mis à jour.

 

Respect fondamental

de ceux qui vous attendent et vous accueillent. Il est arrivé à plusieurs reprises que des pèlerins réservent leur logement puis ne se présentent pas, sans avertir. Mettez-vous à la place de vos hôtes...! Certains d'ailleurs ont été  inquiets de ce qui a pu arriver à la personne attendue (dont une a nécessité des secours).

N'oublions pas également que notre statut de pèlerin n'est pas un droit à tout et que nous n'avons rien à exiger mais seulement le devoir de remercier pour ce qui nous est offert. Relisons la charte de l'accueil sur le site (page "Avant de partir").

Si vous ne souhaitez pas marcher seul(e),

Consultez le site  ici et trouvez éventuellement d’autres personnes qui cherchent des compagnons de chemin.

 

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camMino "di qui passò  francesco" de la verna à poggio bustone

 

Le chemin "François est passé par ici" a été créé en 2004 par Angela Maria Seracchioli. Long de 350 kilomètres, ou peut-être quelques uns de plus, il part de La Verna en Arverne pour passer par Assise et rejoindre la belle et vaste vallée de Rieti dans le Latium, en traversant les lieux les plus significatifs de la vie de saint François, en parcourant monts et vallées de la splendide Ombrie. Il se termine de manière significative à Poggio Bustone au Couvent Saint-Jacques, bel endroit s’il en est pour terminer un chemin ! Dans un lieu cher à François parce que tellement important dans son cheminement. Voir le site dédié (en Français).

 

LES ÉTAPES

Le guide prévoit 16 étapes journalières conçues pour un marcheur qui fait une moyenne de 4 kilomètres à l'heure et qui aime s'arrêter le long du parcours. La longueur est en moyenne de 22/23 kilomètres. Voir le site dédié, en Français. Il est conseillé de prévoir cette longue marche en mi-saison. Le printemps en Ombrie est splendide, les fleurs inondent les champs et en mai le parfum de la fleuraison des oliviers est quelque chose à ne pas manquer. Évidemment c'est aussi l'époque du plus important afflux de touristes dans des lieux comme Assise et Gubbio. Au début du mois de mai se déroule à Assise la fête du Calendimaggio (Commémoration des traditions populaires) et le 15 à Gubbio la course des cierges, fêtes à ne pas manquer si on ne préfère pas le calme qui est, de toute façon, assuré sur les sentiers peu fréquentés. L'été est chaud dans ces régions et de plus l'eau n'est pas très abondante dans les collines. L'automne est un autre instant magique : en novembre les différents végétaux qui recouvrent les collines se teintent de très belles couleurs mais les journées sont courtes et on peut rencontrer la pluie et, parfois, le brouillard.

A découvrir de magnifiques et envoutants sanctuaires et ermitages de toute taille : sanctuario di La Verna, eremo di Cerbaiolo, eremo de Montecasale, romita di Cesi, eremo di sacro Speco di Narmi, sanctuario de Greccio, sanctuario de Fonte Colombo, sanctuario della Foresta, sanctuario di Poggio Bustone etc. 

A découvrir des villages perchés et des villes moyenâgeuses au riche patrimoine telles que Gubbio et Assisi.

Assise, ville classée depuis 2000 au patrimoine mondial de l'humanité, dont l'ensemble urbain a peu changé depuis le Moyen Âge, petites ruelles, vieux escaliers, fontaines, vieilles murailles. Elle garde encore des traces romaines sur un ancien temple dédié à Minerve et transformé ensuite en église. Assise et ses multiples églises et basiliques dont la celle de San Francesco, construite autour du tombeau de Saint François, et celle de Santa Chiara. Dans les environs proches, l'église de San Damiano, l'ermitage delle Carceri, la basilique Santa Maria degli Angeli (et ses chapelles della Porziuncola et  du Transito).

Que l'on soit croyant ou pas on ne peut qu'être marqué par ce chemin chargé d'histoire et enchanté par la nature qu'il traverse, un chemin où est passé François, patron des écologistes et patron de la Paix.

 

GuideS

 

                          Guides "Di qui passò Francesco" d'Angela Maria Seracchioli (édit. 6). Guides en italien ou en Anglais.
A acheter aux  Editions Terre di Mezzo ou sur le site Amazon.it.  Les mises à jour du guide sont sur le site "Di qui passò Francesco"

 

 

 

 

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cammino di assisi : de forli à assisi

 

 

Chemin décrit sur le site Cammino di Assisi.

 

 

 

 

 

Chemin différent du précédent du fait qu'il part de Montepaolo Dovadela, petit village au sud de Forli, proche de l'ermitage San Antonio. Il se termine à Assisi. Long d'environ 300  kilomètres il se parcourt en 13 étapes :

  • six étapes de Dovadola à La Verna sur des chemins balisés.  Le chemin traverse le parco foreste del  Casentino, qui se distingue, du point de vue naturaliste, comme l’une des zones forestières les plus précieuses d’Europe et dont le cœur  est constitué par les forêts du Casentino, où l’on peut  trouver la Réserve Naturelle Intégrale de Sasso Fratino, instituée en 1959.

  • sept étapes de la Verna à Assisi. Ce parcours est pratiquement le même que celui " Da qui passò Francesco".

Entièrement balisé, il est équipé d'un réseau de refuges institutionnels ou/et refuges conventionnés du privé dans les diverses villes étape. Les refuges sont équipés de lits pliants pour dormir, de services hygiéniques avec douche. Les refuges conventionnés ont cependant un coût légèrement supérieur à ceux des institutionnels dont le prix est de 5 € pour la nuit.

La description des étapes (en plusieurs langues) et les cartes associées sont disponibles sur le site cammino di Assisi. Au départ du refuge de Dovadela (rifuggio Benedetta), un guide en italien est donné aux pèlerins munis de la crédentiale. A l'arrivée à Assise, un diplôme appelé Assisiana est attribué au pèlerin ayant effectué le pèlerinage complet. Document à retirer à la Curie de la basilique San Francesco.

Si vous avez trois semaines disponibles, pourquoi ne pas en enchaîner le Cammino di Assisi et le chemin "Di qui passo Francesco" !

 

 

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Via di Francesco

 

Encore un chemin d'une autre association qui reprend les itinéraires précédents. Balisage réalisé avec l'aide des provinces concernées et du conseil de l'Europe.  La seule nouveauté une Via de Roma en cours d'étude. Tous les renseignements disponibles sur le site de la Via di Francesco (site en Italien).

 

Trois parties :

  • une partie nord : La Verna- Assisi, 15 étapes. Identique au chemin "Di qui passò Francesco" mais avec une variante vers Perugia;

  • une partie sud : Greccio-Assisi, 21 étapes. Identique au chemin "Di qui passò Francesco" mais avec possibilité de faire le tour de la plaine de Rieti;

  • la Via di Roma : Spoleto - Roma, 10 étapes. Pas de descriptif encore. Balisage ?

 

 

 

CAMMINO DI SAN FRANCESCO

Encore un chemin de Saint-François mais partant de Florence décrit sur le site Cammino di San Francesco, Respirare la vita – di Firenze via Assisi a Roma

Firenze–Assisi: 250 km (dénivellé positif 8.243 m), 14 jours
Assisi–Roma: 250 km (dénivellé positif : 7.670 m)14 jours

Chemin mal balisé. Possibilité d'avoir les Trace GPS en achetant le guide (en allemand) proposé sur le site.

Voir également le journal de route de Jean-Claude LORDIER.

 

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Si on veut poursuivre jusqu’à Rome, quel chemin suivre ?
 

  • D'abord la via di Roma "décrite" ci dessus. On peut trouver sur internet de nombreuses informations (avec téléchargements possibles) sur le site www.camminodifrancesco.it. Vous y trouverez un itinéraire de Piediluco à Rieti, un autre des 100 derniers kilomètres et des listes de logements (ospitalita) . Une version papier peut être trouvée à l’Office de Tourisme de RIETI.

  • Un autre itinéraire existe : le « Cammino della Luce » qui part d'Aquileia (Venise) et passe par Assise. Il en est au stade de définition uniquement sur la portion Perugia/Assisi-Roma.Consultez le site : www.camminodellaluce.it

  • Un pèlerin allemand Kees Roodenburg a édité un guide en français décrivant son expérience personnelle  « Sur le chemin de Rome » Florence-Assise-Rome. (édit.2008 mis à jour en 2013). Chemin non balisé.

 

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les chemins vers san michele di Gargano (Monte sant'angelo)

 

Le culte de l'archange saint Michel est très ancien. Selon une légende, vers l'an 490 , l'archange Michel est apparu à plusieurs reprises à l'évêque de Sipontum près d'une grotte,  sur le mont Gargano (région de Foggio au nord est des Pouilles), demandant que la grotte soit consacrée au culte chrétien et promettant la protection de la ville voisine de Sipontum des envahisseurs païens. Le pape Gélase I ( 492-496) ordonne qu'une basilique soit érigée sur place. La Basilique de San Giovanni in Tumba est le lieu où repose le roi lombard Rothari (mort en 652). Le culte s'est répandu dans toute l'Europe.  En 708  on a construit en Normandie le sanctuaire du "Mont Saint-Michel au péril de la mer" et à partir du Xe siècle, sur le mont Pirchiriano, dans le Val di Susa, la Sacra di San Michele qui se trouve à mi-chemin entre la Normandie et Gargano. Une coïncidence, ou la volonté des bâtisseurs, les 3 sanctuaires semblent parfaitement alignés. Il parait même qu'ils le seraient avec Jérusalem ... : à vérifier sur un globe terrestre !

 

 

LES CHEMINS DANS LE CENTRE DE L'ITALIE

en jaune  : Con le ali ai piedi d'Angela Maria Saracchioli.

en rouge : Cammino Micaelica et le Cammino dell'Arcangelo.

en bleu : Francigena del Sud de Monica d'Atti et Franco Cinti.

en rouge foncé : la Francigena del Sud "officielle".de AEVF.

 

 

Cammino "con le ali ai piedi"  de Poggio bustone  au Monte Sant'Angelo

Ce chemin "Avec les ailes aux pieds" a également été créé par Angela Maria Seracchioli, c'est la continuité du chemin "Di qui passò Francesco". Un chemin complet de la Montagne Sacrée de La Verna, où le saint d'Assise a reçu ses stigmates, au Monte Gargano,  la montagne sacrée de l'Archange Michel, un des premiers lieux de pèlerinage de la chrétienté qui reçut la visite de saint François grand pèlerin médiéval.

Très bel itinéraire qui, partant de l'Ombrie, traverse les Abbruzzes et la Molise pour arriver dans le nord-est des Pouilles, au bord de la mer. De Poggio Bustone, l'itinéraire nous fait passer par L'Aquila (encore en ruines six ans après le tremblement de terre), Sulmona (la ville des dragées), Sant'Angelo in Grotta, San Giovanni Rotondo (sanctuaire du Padre Pio), pour arriver à Monte Sant'Angelo. Comme le dit Angela "c'est une chevauchée pèlerine" qui nous conduit à travers une nature riche de vallées, montagnes, collines et plateaux. C'est un beau chemin; passionnant par la découverte de beaux villages, de grandes villes, de traces anciennes (chemins de transhumances). Très verdoyant au printemps avec de la neige sur les hauteurs, ce chemin ne ressemble à aucun autre.

La diversité des zones climatiques et géographiques de ce chemin le rend praticable au milieu de la mi-mai parce que, si en été il peut être agréable de traverser la vallée montagneuse des Abruzzes, le soleil brûlant peut augmenter progressivement en descendant vers la Molise et les Pouilles, et particulièrement dans la plaine de la Tavolière. Si vous préférez le début du printemps ou la fin de l'automne les étapes dans les montagnes des Abruzzes peuvent être froides. Si toutefois vous décidez de le faire en plusieurs fois, vous pouvez choisir pour chaque zone la période convenant le mieux, par exemple : Poggio Bustone-Castro au début ou à la fin de l'été ; Castro-Carpinone en été et Carpinone-Monte Sant’Angelo au printemps ou en automne.

 

les étapes

Le guide est divisé en 25 étapes journalières conçues pour un marcheur faisant en  moyenne 3,5 à 4 kilomètres / heure, pour ceux qui aiment s’arrêter le long du chemin. Elles ont en moyenne 22 kilomètres de long, avec deux au delà de 30 kilomètres ! Mais, attention, parfois, une étape qui est courte en kilomètres peut être plus fatigante qu'une longue avec de nombreuses montées et descentes. Il est toujours préférable de ne faire qu'une partie du chemin plutôt que de faire une cavalcade sur tout le parcours. Le balisage n'est pas parfait mais le guide est suffisament précis pour ne pas se perdre. Attention à la première étape tout de même !

Guide, détails et dernières mises à jour sur le site d' Angela Maria Seracchioli.

 

via micaelica
 

 

L'Association Iubilante a défini dès 2002 un chemin entre Rome et le Gargano.: la Via Micaelica; C'est un parcours de 400 kilomètres à effectuer en 14 étapes. Il est décritsur le site Vie Francigena nel Sud (carte et fichier GPS) ou sur le site xacobeo.fr

Un pèlerin français, Maurice Bal Fontaine,  a fait un compte rendu de son pèlerinage sur ce chemin
 

 

Cammino dell'Arcangelo

C'est la partie Benevento-Gargano de la via Micaelica; Ce parcours a été étudié par le comité scientifique du Club Alpin Italien. Itinéraire de 200 kilomètres en 9 étapes. Etapes sur le site camminafrancigena. ou sur le site Cammino dell Arcangelo (info@camminodellarcangelo.it).

 

Cammino del Angelo

 

Un voyage de 2859 kilomètres à pied entre l'Italie et la France. Parcours qui relie l'Adriatique à la Manche et qui unit les Pouilles à la Normandie, un voyage dans l'histoire de l'Europe tourné vers son avenir, un trajet sur l'un des plus antiques pèlerinages de l'Europe chrétienne, une marche vers le Christ sous la conduite de saint Michel archange, une expérience d'abandon et d'accueil, un pèlerinage vers des horizons intérieurs, une rencontre de milliers de visages nouveaux et différents, c'est la Route de l'Ange.

Ce très long chemin, de 2880 kilomètres, parcouru en 2001-2002 par un groupe de pèlerins, relie les trois sanctuaires Saint-Michel : Sant'Michele di Gargano, Sacra Michele en Italie et Mont Saint Michel en France. Les étapes sont listées sur le site xacobeo.fr et sur le  site Camino dell Angelo  (étapes, album photo, carte). En Italie on peut suivre des chemins balisés mais pas de balisage en France

 

 

 

autres chemins en italie

 

Cammino di San benedetto

 

Le Chemin de Saint-Benoît est un voyage religieux naturaliste d'environ 300 km, pensé à relier à travers des sentiers, des routes secondaires et des chemins de terre, les trois principaux lieux du mouvement bénédictin : Norcia, ville natale de saint Benoît, Subiaco, où il a vécu plus de trente ans et a fondé treize monastères et Monte Cassino, où il a passé la dernière partie de sa vie et a donné naissance à la règle "Ora et Labora". Ce chemin part des terres de l'Ombrie, entre dans le coeur de la Lazio pour terminer la frontière en Campanie. Tout le parcours est tracé d'une signalisation appropriée et le symbole du Chemin de Saint-Benoît est un monogramme jaune représenté par la lettre B greffée sur symbole de la Croix qui se réfère à la règle bénédictine. traditions. Ce chemin fait le lien entre les Cammini " Con le ali ai piedi" "Di qui passo Francesco" et la Via Francigena del Sud.

 

 

 

 

 

Le parcours est divisé16 étapes sur sentiers, chemins et routes secondaires. Les étapes sont découpées en fonction de la distance (en moyenne autour de 20 kilomètres), du dénivelé et des hébergements. Traces GPS sur le site Cammino di San Benedetto. Détails sur les sites Camino di San Benedetto  et Il Movimento Lento.

Guides en italien ou allemand sur le site Cammino di San Benedetto.

 

Voir également le site : Subiaci turismo.

 

 

 

 

 

 

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