Association Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse des Amis des Chemins de Saint Jacques-de-Compostelle et de Rome Association loi 1901 déclarée le 8 juin 1998 à la Préfecture du Var - J.O. du 27 juin 1998, n° 1928 page 2989
Station balnéaire réputée, ancienne banlieue résidentielle du Fréjus de l’Empire romain. Église Notre-Dame de la Victoire.
Église San Rafeu, dite église des Templiers : construite au 12e s. dans le style roman provençal, elle servait de forteresse. La tour de guet qui surmonte une des absidioles rappelle les constructions militaires des Templiers, d'où son nom. Le musée archéologique, situé dans l’ancien presbytère (1782) renferme une magnifique collection d’amphores témoignant de l’important trafic maritime sous l’Empire romain.
Fréjus
Cité romaine (Forum Julii) fondée en 49 avant J-C, située sur la voie Aurélienne, elle devint, dès le Moyen-Âge, centre épiscopal. De la ville romaine, subsistent de nombreux témoins dont l’amphithéâtre (où sont organisés spectacles et concerts), le théâtre, l’aqueduc qui amenait l’eau de la Siagne, et des vestiges des remparts. La ville médiévale s’est développée autour du centre épiscopal : baptistère (Ve s.), cathédrale fortifiée du Xe s.,cloître canonial (XIIe s.), palais épiscopal devenu hôtel de ville. Sur la place Clémenceau actuelle, existait une chapelle Saint-Jacques, chapelle de l’Hôpital Saint-Jacques qui se trouvait à cet endroit avant d’être transféré de l’autre côté de la rue (rue de la Commune sur le cadastre napoléonien). Elle fut détruite avec l’hôpital, trop vétuste, au cours de la Révolution. En bordure du chemin de la vallée du Reyran, existe depuis 1527 un oratoire Sainte-Brigitte, à l’entrée d’un sentier conduisant à la chapelle du même nom.
Puget-sur-Argens
L’église paroissiale, construite de 1572 à 1577, est dédiée à Saint-Jacques-le-Majeur : elle renferme plusieurs représentations du saint : un buste en bois doré (XVIIIe s.), une statue (carton-pierre dorée) du XIXe s., ainsi qu’une bannière peinte. Une des cloches porte l’inscription : « STE IACOBE ORA PRO NOBIS (1774) ». Une pierre milliaire sert de base au bénitier (datation 77 avant J-C) : la voie Aurélienne passait donc à l’emplacement de l’église actuelle. L’ancien hospice Saint Jacques est devenu maison de retraite.
Roquebrune-sur-Argens
Le vieux village, bâti sur une éminence, s’articule autour du Castrum, ensemble architectural comprenant maisons, église (Saint Pierre et Saint Paul), et château. Sur le tracé de l’enceinte médiévale, se dresse la Tour de l’Horloge. A côté de l’ancien hospice Saint Jacques (XVIIe s.) transformé en musée d’archéologie, la chapelle Saint Pierre (XIIe s.). Au Sud, à 20’, monastère et chapelle Notre-Dame de Pitié (1649) où résident toujours des moines. Au Nord, près du pont sur l'Argens, la chapelle Saint-Roch (photo). A l’Ouest du village, le chemin passe au Sud du rocher de Roquebrune, massif sauvage de grès rouge au relief tourmenté sculpté par l’érosion, haut lieu religieux au Moyen-Âge.
Le Muy
A l’entrée occidentale du village, se dresse la tour de Charles-Quint, théatre de la résistance des Muyois lors de l’invasion de la Provence en 1536. L’égliseparoissiale saint Joseph, vaste monument du XVIe s. au chevet fortifié, témoigne de la prospérité de la région après les troubles des XIVe et XVe s. ; on y trouve une Piéta en bois de l’époque.
Les Arcs
Des portes fortifiées donnent accès à la ville médiévale dominée par la tour dite de Barras (XIIIe s.). L’église du Parage (XIe s.) sert de salle d’expositions. Dans la ville basse, l’église paroissiale St Jean-Baptiste possède un très beau retable gothique “la Vierge et l’Enfant” de Ludovic Bréa (1501), ainsi qu’un polyptyque de 16 panneaux attribué à Jean de Troyes (XVe s.) : Saint-Jacques y figure plus modestement que Saint-Honorat, à gauche de la Vierge, ou que Saint-Victor, à droite du Christ. A 3 km à l’Est du village, se trouve l’ancienne abbaye de la Celle-Roubaud dont Sainte Roseline, fille du seigneur des Arcs, fut prieure : chapelle du XIIe s., enrichie en 1975 d’une mosaïque de Chagall, et cloître du XVe s.
Lorgues
De nombreux vestiges - portes, tours, remparts - subsistent du bourg médiéval. La collégiale Saint-Martin, à 3 nefs, du XVIIIe s. est une des plus grandes églises du Var . On peut y voir une Vierge à l’Enfant de Puget provenant de l’abbaye du Thoronet. Aujourd'hui maison de retraite, l'ancien hôpital était voué à saint Jacques, comme en témoigne la statue du saint placée au dessus de la porte. Sur le chemin, à 3 km àl'Est, la modeste chapelle N-D de Florieye. A 3 km au Nord-Est, adossée à un rocher, se dresse la chapelle N-D de Ben Va (de bon voyage) qui comporte de très belles fresques du XVe s. où se trouvent associés Notre-Dame et saint Jacques. A l’Ouest on trouve une chapelle Saint Jaume, près du hameau de même nom.
Le Thoronet
> Non loin du village, à l’Ouest, l’abbaye du Thoronet, fondée par l’ordre de Citeaux. Achevée en 1175, c’est le modèle le plus achevé d’architecture romane primitive où tout ornement est banni. Seuls subsistent la pierre, ajustée au millimètre, et la lumière. Son extrême dépouillement en fait un lieu propice au recueillement et à la méditation. L’église, en forme de croix latine, se termine par une abside en cul de four. Le cloître, au Sud, donne accès aux différentes salles : bibliothèque, salle capitulaire, parloir, dortoir. > Hameau vinicole du Domaine de Sainte-Croix.
Carcès
Niché au confluent du Caramy et de l’Argens, le village est massé autour de son château médiéval, imbriquant ses maisons dans les murailles et les reliant par des escaliers et des passages voûtés. Propriété de la puissante famille des Pontevès au Moyen-Âge, il a su conserver tout son caractère médiéval. Sur le chemin, au Sud du village, on rencontre la chapelle Notre Dame du Caramy (ou du Bon Secours) datant du XIe s., puis la chapelle Saint Jaume, récemment restaurée.
Vins-sur-Caramy
Entre Carcès et Vins-sur-Caramy, on peut monter jusqu’à la chapelle Saint Vincent, petite chapelle romane du XIe s. (15’ à l’Est). Le chemin laisse au Sud ( à 1 km ) le village de Vins bâti sur un éperon rocheux au bord du Caramy : Église Saint Vincent ((XVIe s.), pont moyenâgeux à trois arches enjambant le Caramy, majestueux château Renaissance.
Le Val
Le village s’est attaché à mettre en valeur son patrimoine : église romane N.D. de l’Assomption (XIe s.), tour de l’Horloge au campanile de 1734, portail de la Dîme et maison romane (XIIe s.), chapelle des Pénitents (1564), moulin à huile (XVIIe s.). Plusieurs musées sont consacrés aux traditions locales : musées du santon, de la figurine historique, de l’Art sacré, maisons de l’olivier, de l’archéologie, de la pierre. A proximité, on trouve : > à 10’ au Nord, la chapelle Saint-Jacques au lieu-dit La Gayole et, au quartier Saint-Jacques, un oratoire du XVIIe s. initialement dédié à Saint-Jacques ; en ruines, il fut relevé par M. Étienne Marie qui le dédia à son patron Saint-Étienne ; > à 30’ au Nord, l’ermitage Saint-Blaise (XIe s.) ainsi que la chapelle N.D. de Paracol, prieuré roman > à 30’ au Sud, la chapelle N. D. de Pitié (XVIe s.) aux fenêtres entourées de coquilles.
Bras
Village provençal typique en bordure des rives du Cauron, dominé par les ruines du castrum médiéval de la colline Saint Pierre. Au XIIe siècle, les Templiers installèrent à Bras une commanderie aujourd’hui détruite, et dont le seul vestige est la chapelle des Templiers, bel exemple d’architecture romane rurale en Provence. L’église paroissiale N.D. de l’Agrenas (XVIe s.) comporte un beau porche avec un chronogramme «1571 maïz», date de la pose de la première pierre.
Brignoles
Brignoles, ancienne capitale des Comtes de Provence, mérite le détour. La Vieille Ville, en particulier,.possède de nombreux témoignages de son passé prestigieux : vestiges des murs d’enceinte, des portes et des tours de défense, palais des Comtes de Provence (XIIIe s.) - aujourd’hui musée du Pays brignolais, église Saint-Sauveur (XIe s.), nombreuses maisons et hôtels particuliers (du XIIIe au XVIIe s.).
St-Maximin-la-Sainte-Baume
Situé au pied du Mont Aurélien, ce gros bourg provençal est massé autour d’une magnifique basilique considérée, à juste titre, comme le plus bel édifice gothique de toute la Provence. Selon la légende, c’est ici que fut ensevelie au 1er siècle, Sainte Marie Madeleine. La basilique a été édifiée au XIIIe siècle au dessus de la crypte renfermant son sarcophage. A voir l’orgue des Frères Isnard, l’un des plus beaux de la région. Au Nord de la basilique, est adossé le Couvent Royal construit en même temps que la basilique et occupé par les Dominicains jusqu’en 1957 (aujourd’hui hôtellerie), ainsi que l’Hôtel de Ville (XVIIIe s.), ancien hospice. Autour de la basilique, s’étend le quartier médiéval avec ses maisons à arcades (XIIIe et XIVe s.) Le musée Louis Rostan, bâtisse du XIIIe s., abrite le musée de la poterie populaire. La porte de la synagogue (XIIIe s.) atteste la présence d’une forte communauté juive au Moyen-Âge. Beffroi du Roi René, surmonté d’une cloche parmi les plus anciennes de Provence (1476).
Pourcieux
Château du XVIIIe s. L’église paroissiale Saint Victor est du XIe s. On peut voir également les vestiges d’une chapelle Saint-Jacques, aujourd’hui en ruines.
Ollières
Ollières fut longtemps renommé pour ses fabriques de poteries, ou «ouleries» qui ont donné son nom au village. L’église du XIe siècle, élément du système défensif de l’ancien castrum, possède un beau portail roman. Le château (privé) du XIe siècle fut remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Pourrières
Dans le hameau des Hermentaires, 1 km à l’Est du village, le chemin passe devant l’ancien couvent des Minimes (XVIe s.). On peut y voir également un pigeonnier. Adossé à la montagne Sainte Victoire, le village est perché sur un éperon rocheux dominant la vallée de l’Arc et de Pardigon. Celle-ci fut le théâtre, en 102 avant J.C., d’un célèbre bataille entre légionnaires romains et hordes barbares. Après la victoire, le général romain Marius Caïus fait élever un trophée dont les vestiges sont situés sur la voie Aurélienne, à 2 km au Sud. A voir : l’église Sainte Trophyme (XVe et XVIIIe s). et la Vierge du XVIIIe s. en bois doré, dite Vénus de Pourrières, dans la salle du conseil municipal. A noter qu’il existait une chapelle Saint-Jacques, dite Saint-Jaume, donnée aux Victorins en 1065. Restaurée en 1656, elle est aujourd’hui disparue.